ACBBN : douze mesures pour amorcer la rupture

Il a commencé à ouvrir l’abcès pour en expurger le pus, Alain Claude Bilie By Nze ! Le mercredi 26 mars 2025, à trois jours du début de campagne pour l’élection d’un nouveau Président de la République gabonaise, il est allé à contrepieds d’un autre candidat, celui investi par les militaires au pouvoir, lequel pense qu’un candidat à la plus haute et prestigieuse institution de la République « n’a pas besoin d’un projet de société ». Vous vous rendez compte !

 Le candidat soutenu par la « Plate- forme  Ensemble Pour le Gabon » lui rétorque que : «  même pour construire une cabane, l’on a besoin d’un plan ».

Lui, son plan le voici, dans les cent premiers jours de son magistère :

1-Présentation d’un plan de réforme budgétaire et économique à moyen terme (quinquennal), en coordination avec les créanciers, le FMI et la Banque mondiale, comportant une restructuration de la dette et une assistance technique ;

2- Ordonnance « Virage libéral » portant pacte de croissance et d’emploi et stratégie de conquête de la souveraineté industrielle du Gabon après consultation citoyenne ;

3-Création d’une Commission « Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation » ;

 4-Réforme de la Constitution incluant notamment la fixation à cinq ans du mandat présidentiel, la suppression du Sénat, du Conseil économique, social et environnemental,  de la médiature de la République, la fixation à 150 du nombre de députés, dont 7 sièges attribués à la représentation des Gabonais de l’étranger, l’abolition du service militaire obligatoire, la restauration du régime semi-présidentiel et de la fonction de Premier ministre sur la base de la Constitution de 1991 ;

5- Ordonnance portant renforcement des contrôles aux frontières et création d’un office interministériel antistupéfiants ainsi que d’un parquet anticriminalité spécialisé . Expulsion de tout étranger non communautaire en situation irrégulière ;

6- Ordonnance portant programmation militaire incluant la réorganisation de la défense nationale et révision des accords de défense avec la France ;

7- Instauration d’un minimum jeunesse sous forme d’aide versée à tout diplômé à la recherche d’un premier emploi équivalant à 80 0/0du montant de la dernière bourse perçue et à 60 0/0 de celui-ci la deuxième année. Mise en œuvre de mécanisme d’autonomisation de la femme, de promotion de ses droits et d’accompagnement des filles-mères ;

8- Lancement d’un appel d’offre international pour un partenariat public- privé sur l’eau (réseaux et production) et réforme de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ;

9- Ordonnance portant organisation pluriannuelle de l’énergie et création d’une mission  spéciale et temporaire « Production et réseau d’électricité (Mission PRE) en charge du rétablissement de la continuité d’alimentation électrique du pays ;

10- Dénonciation par voie de décret de tout marché d’Etat attribué sans appel d’offre ;

11- Suspension immédiate du projet « Libreville2 » (études et travaux) et audit de l’opération de reconstruction de la Cité de la Démocratie, puis redéploiement des crédits sur le programme d’entretien routier ;

12-  Lancement d’un audit international du système éducatif et de formation professionnel gabonais, confié à un groupe d’experts nationaux et internationaux et création d’un collège citoyen tiré au sort (150 membres) en charge du suivi de l’audit et de formulation des propositions.

Qui dit mieux. L’heure n’est plus aux chicaneries, aux faux procès sur fond d’accusations non fondées, aux querelles de clochers, aux débats d’égout, des projets et des programmes !

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