Le PDG : en mode « service minimum »

Entre le Parti Démocratique Gabonais et le CTRI, c’est « je t’aime, moi non plus ». Ce n’est vraiment pas le grand amour. La preuve, jusqu’à ce jour jeudi 27 mars 2025,, le soutien des « camarades » de Louis à la candidature, à la présidence de la République, du Président de la  Transition,  Président du CTRI, le désormais civil Brice Clotaire Oligui Nguema, ne s’exprimait  rien que par des murmures. On supputait, on spéculait là-dessus, on papotait, cependant les dirigeants de l’ex-parti unique n’avaient jamais fait de déclaration officielle pour fixer l’opinion.  C’est fait.

Seules quelques déclarations, des intentions lues sur les visages, certains faits et gestes laissaient penser que les cœurs de Blaise Louembé et d’Angélique Ngoma,  ceux de bien d’autres hiérarques du PDG, n’ayant pas encore fait désertion pour rejoindre, soit « Ossimane » -devenu « Pensée Patriotique »- soit le « Rassemblement des Bâtisseurs », battaient pour le champion du CTRI.

 D’un jour à  un autre, une déclaration fuite par ci et par là, et on en était à ce niveau, sans aucune autre clarification, trois semaines avant le scrutin du 12 avril prochain.

 Quelques sources révèlent que Blaise Louembé, le nouveau patron de l’écurie de Louis aurait voulu prendre ses responsabilités pour extérioriser et rendre publique la position du parti dont il est désormais le dépositaire, en indiquant solennellement que lui et ses autres camarades soutiennent la candidature de Blaise Clotaire Oligui Nguema, mais une main noire l’en avaient empêché en lui retirant, à la dernière minute et in extremis, des mains cette déclaration qu’il avait pris  préalablement soin de rédiger. Il semble que cet acte  aurait été posé par ceux –là, membres influents du CRTI, qui estiment tout soutien très visible du PDG à leur champion ternit son image et compromet son élection.

 Il s’agit des mêmes qui ont suscité la création de la Plateforme « Rassemblement des Bâtisseurs » pour ratisser large, tout en faisant du PDG l’un des pieds dont doit se servir leur candidat pour mieux danser, ce qui ne parait pas évident.

 Du coup, l’ex-parti de masse « sic » s’est retrouvé entre le marteau et l’enclume : ou il rejoignait le « Rassemblement des Bâtisseurs », ce qui aurait été synonyme de sa mort politique, ou alors il survivait seul tout en parasitant le CTRI. Une posture bien délicate et embarrassante.

Dans une telle posture, le PDG est contraint d’assurer le service minimum dans les états- major de campagne. Ses cadres et militants se retrouvent partout dans les différentes coordinations mises en place en vue du scrutin du 12 avril prochain.

 Et voilà qui irrite d’autres opportunistes et profito-situationnistes du paysage politique national, lesquels pensaient que c’en était définitivement du PDG et que leur heure était venue pour s’installer autour de la mangeoire. Ce qui amène certains de ces frustrés et aigris à vouloir se tourner du côté d’Alain Claude Bilie By Nze. C’est plus particulièrement dans le Woleu Ntem qu’une telle fronde s’exprime le plus. Déjà, au moment du fameux « Dialogue national inclusif », finalement exclusif d’Angondjé, ce sont les mêmes qui avaient transformé ces assises en un procès du PDG, en recommandant l’inéligibilité et des poursuites judiciaires à l’encontre de certains de ses cadres.

Seulement voilà, la question qui se posait au CTRI était celle de savoir s’il pouvait se passer complétement du PDG, l’une des formations politiques la plus structurée du pays et dont la représentativité est jusqu’à présent sans égal dans le pays ?

 La réponse est aujourd’hui de forcer l’ancien parti unique à assurer le service minimum, ce qui garantit quelques strapontins à certains de ses hiérarques, en cas de victoire. C’est ce service minimum qu’il va devoir assurer tout au long de la campagne électorale.

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