Le parasitisme : en lieu et place du multipartisme

Un parasite est un être vivant, espèce animale ou végétale,  qui puise ses substances nutritives d’un autre. En français facile, qui s’alimente grâce à un autre. Ainsi se comportent les puces, les poux, certains champignons, les mange-mil,  les pics-bœufs, quelques arbustes ; tous ces êtres vivants dont l’existence dépend de celle d’autres.

Cela apparaissait déjà évident avant la prise du pouvoir par les militaires au Gabon, certains groupuscules abusivement dénommés partis politiques ne l’étaient que de nom. Ils ont toujours mené une vie de parasite, sur le dos d’Omar Bongo Ondimba, puis d’Ali Bongo Ondimba. Certains d’entre eux ont été créés pour prendre part à la Conférence nationale de 1990. Ils ont survécu jusqu’à ce jour, grâce au parasitisme.

 Adeptes des transhumances politiques, ils errent depuis leurs créations entre les majorités présidentielles et les différentes plateformes et autres coalitions mises en place par l’opposition, lorsqu’il en existait ; Il y ‘en a qui ont fait partie du FUAPPO, de la COD, du Haut Conseil de la République-devenu Haut Conseil de la Résistance-  de L’UR, de L’UFC, de l’UFA, du FOPPA, de la PG41, de la LIPADS, d’Alternance 2023, nous en passons . Et çà, c’est du côté Opposition.

Les mêmes ont été membres de la Majorité présidentielle d’Omar Bongo Ondimba, puis de la MAJORITE REPUBLICAINE Et SOCIALE POUR l’EMERGENCE d’Ali Bongo Ondimba. Les voilà aujourd’hui dans le « RASSEMBLEMENT des BÂTISSEURS » de Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Admirez la trajectoire des parasites, lesquels ne sont attirés par l’appât du gain
 

Cela pose un grave problème, celui de la crédibilité du processus démocratique en cours au Gabon depuis 1990 et surtout de la survie du multipartisme. Le Gabon, depuis la Conférence nationale de cette année a adopté le système de la démocratie multipartite ? C’est ce qui est stipulé dans toutes les lois fondamentales élaborées, adoptées ou révisées depuis lors. Il y est précisé que les partis politiques concourent à l’expression du suffrage, ce qui veut dire en investissant et en faisant élire les leurs à c des fonctions politiques, y compris celle du Président de la République.

L’avènement des militaires au pouvoir a remis en cause ces principes fondamentaux de toute république. Ces derniers ont commencé par exprimer leur mépris des partis politiques, en soutenant qu’ils n’étaient créés et animés rien que par des « politicards ». Puis cela a été leur procès en règle lors du fameux « Dialogue national inclusif-exclusif », la preuve ils en ont été pour la plupart écartés.

 Ayant éprouvé la difficulté de les dissoudre par une loi à effet rétroactif, ils ont alors opté pour la stratégie de les supplanter, en suscitant la création d’associations ethniques, tribaux, claniques, voire familiaux.

 Cela ne semble pas avoir été efficace. D’où l’autre stratégie actuelle de créer des plateformes qui aiguisent les appétits des partis politiques existants. Du coup, tous ces partis, y compris ceux qui se voulaient d’une opposition dite radicale, convergent aujourd’hui vers ces plateformes qui les font saliver. Résultat des courses, l’Union nationale de Paulette Missambo, l’Union nationale  initiale de la famille Myboto, le Rassemblement Pour la Modernité de Barro Chambrier, l’Adère de Didjob Divungi Didjob, les Démocrates de Guy Nzouba Ndama, Le Rassemblement Pour la Refondation de Jean François Ntoutoume Emane, le Rassemblement Pour la Nouvelle République de Jean Ping et bien d’autres groupuscules abusivement appelés partis politiques ; tous ne sont plus aujourd’hui rien que des parasites du CRTI. Et du multipartisme, le Gabon s’achemine progressivement vers le monopartisme, pour ne pas dire vers le parasitisme.

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