Tout a été dit et redit à propos du Parti Démocratique Gabonais. Les esprits les plus naïfs et crédules ont cru que c’en était fini du parti politique crée par Albert Bernard Bongo, devenu El Hadj Omar Bongo, puis plus tard Omar Bongo Ondimba en 1968.
Le Dialogue national inclusif-exclusif d’avril 2024, à Angondjé, a été, pour l’essentiel, son procès. A cette occasion, les participants à ces assises l’avaient même déclaré mort. Il ne restait que ses obsèques, avant que ce qui restait de son patrimoine ne soit bradé. Au cours dudit procès, d’autres condamnations furent prononcées. Certains cadres de l’ex-parti uniques furent condamnés à l’éligibilité, cependant que d’autres furent menacés de poursuites judiciaires.
Puis, était venu le temps où le chef d’Etat déchu, Ali Bongo Ondimba, et le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’étaient disputés, par personnes interposées, cet héritage, le PDG, légué par leur patriarche, Omar Bongo Ondimba. Depuis sa résidence surveillée et dorée de la Sablière, le premier reçut une délégation qui disait s’y rendre pour s’enquérir de son état de santé, et aussi discuter de l’avenir dudit héritage.
Il y avait dans cette délégation : Luc Oyoubi -qui assurait l’intérim du Secrétaire Général assigné par les militaires en résidence surveillée- un certain Alain Claude Bilié By Nze, Angélique Ngoma, Paul Biyoghe Mba, Eloi Nzondo, Kalima, pour ne citer que ces figures de proue de l’ex-parti unique.
Sine die, le fils d’Omar Bongo Ondimba leur fit savoir qu’il ne pouvait aller bien tant qu’il se trouve cloitré, sur place, sans aucune possibilité de se déplacer ; et tant que son épouse Sylvia et son fils Noureddin étaient encore coincés entre quatre murs dans la Prison centrale de Gros-Bouquet de Libreville. Et à propos du parti, il leur a signifié qu’il s’agissait d’un héritage familial que nul ne pouvait lui arracher et que si d’aucuns souhaitaient s’en emparer, ils n’avaient qu’à créer le leur, allusion toute faite à Brice Clotaire Oligui Nguema.
Passant de la parole à l’acte, il nomma sur place un directoire provisoire.
Informé les nouveaux maîtres du Palais de marbre du bord de mer Libreville ne tardèrent de réagir .Dans la foulée, les mêmes furent convoquées dare dare au bord de mer de Libreville où les oreilles furent tirées à certains, le tout s’accompagnant de la nomination d’un autre directoire du parti avec à sa tête le Yeguing Paul Biyoghe Mba au titre de Vice-président du Parti – jusqu’à ce jour nul ne sait toujours qui en est le Président- cependant qu’Angélique Ngoma fut nommée au poste de Secrétaire Général. Et la bataille fut gagnée par le Palais.
Aujourd’hui c’est ce PDG, version nouvelle et ancienne, qui est devenu la branche civile du CTRI, d’aucuns le dénomment le CTRI-PDG. La semaine dernière, on a retrouvé côte à côte, au cours d’une réunion du Comité permanent de son Bureau politique des visages bien connues tels ceux de : Paul Biyoghe Mba, Angélique Ngoma, Faustin Boukoubi, Dodo Bouguendza, Jeannot Kalima, Rose Christiane Raponda Ossouka, Eloi Nzondo pour ne citer que ces derniers, tous en tenue d’apparat du Parti.
Du coup, et concernant le PDG, les recommandations du Dialogue national inclusif-exclusif d’Angondjé ont été à jamais enterrées. Nul n’en entendra plus parler.
Et le revoilà le PDG, requinqué, après avoir repris du poil de la bête. On l’a vu récemment, en mouvement et très offensif, aux côtés du CTRI et ses autres affidés, lors de la campagne du vote référendaire d’adoption d’une nouvelle constitution de la République gabonaise.
On le verra encore très prochainement, battre campagne pour le candidat qui sera investi par le CTRI, atteint qu’il est du syndrome de Stockholm, celui de la victime qui applaudit son bourreau.