Des vessies… pour des lanternes

Il y a au Gabon, des femmes et des hommes qui savent comment amener d’autres à prendre des vessies pour des lanternes. Cela s’appelle l’art de la diversion .Ils savent tellement le faire qu’ils deviennent indispensables pour ceux qui veulent éviter des débats de fond.

Tenez, pendant la campagne référendaire pour l’adoption de la nouvelle constitution, ils avaient habilement entrainé l’opinion sur le terrain du bilan économique et social du CRTI qu’ils jugeaient, eux-mêmes, on ne peut plus positif, en le comparant aux quatorze années de magistère d’Ali Bongo Ondimba. A beau les ramener sur le débat portant sur cette nouvelle constitution, lequel divisait l’opinion, rien n’y fit. Eux ne parlaient  que de routes, d’hôpitaux, de casernes de sapeurs-pompiers, d’écoles et de collèges construits et inaugurés en moins d’un an. C’était cela leurs vessies.

 Du coup, beaucoup d’électeurs Gabonais ont opté pour le « oui », sans savoir exactement de quoi il s’agissait.

En ce moment d’autres débats relatifs au nouveau code électoral et au calendrier des différents scrutins, les mêmes ont ressorti d’autres vessies. Pendant qu’il est rappelé aux militaires qu’il y a lieu de respecter leur propre engagement pris le 04 septembre 2023, celui de remettre le pouvoir aux civils après avoir restauré les institutions et organisé des élections  libres, transparentes et inclusives avant de regagner leurs casernes, les mêmes spécialistes de la diversion eux font le procès de ceux-là qui le rappellent et qui exigent que le fichier électoral soit remis à plat et que le nouveau code  ne soit porteur de germes de nouvelles crises postélectorales.

 Se retrouvent particulièrement à la barre : Pierre Claver Maganga Moussavou, Ali Akbar Onanga Y’Obeghe, Albert Ondo Ossa et plus particulièrement Alain Claude Bilié By Nze, l’homme à abattre, celui-là qui serait à l’origine de tous les maux dont souffre le Gabon, même avant qu’il ne soit né.

En agissant ainsi, ces spécialistes de la diversion ne rendent pas grand service au Gabon, notamment à ses générations futures, dans la mesure où ils renvoient à plus tard, les problèmes qui peuvent trouver des solutions maintenant.

 C’est bien beau de faire des yeux doux au CTRI et à son chef pour engranger quelques dividendes  en termes de postes ou d’espèces sonnantes et trébuchantes, cependant quid de l’avenir à long terme  du pays ?

Une chose est sûre, les vessies ne pourront jamais remplacer les lanternes.

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