Un repris de justice à la tête des Etats-Unis d’Amérique

Les Etats-Unis d’Amérique sont une synthèse, un condensé d’anomalies, d’incongruités, d’incohérences, de tares, de perversersités, de non-sens et d’incompréhensions, de violences ataviques, qu’ils sont en même temps, et curieusement, considérés comme l’exemple, à suivre, de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme dans le monde.

 Ils vont bientôt hisser, dans le fauteuil présidentiel de la « Maison blanche » un homme, Donald Trump, condamné à 50. OOO dollars américains pour, s’il vous plait, agression sexuelle et viol.

 Un repris de justice donc !

 Le même Donald Trump qui a fait prendre d’assaut le Capitole, l’un des lieux mythique, stratégique et névralgique du pouvoir yankee, en contestant les résultats d’une élection pour laquelle tous les chiffres et témoignages montraient qu’il avait été battu à plate couture par le candidat démocrate (sic) Joe Biden. C’était il y a plus de quatre ans.

 Apparemment, une bonne partie des Américains semble s’être accommodés de ces images dignes d’une autre époque, celle des Westerns, montrées sur les chaines de télévision du monde entier. Des images montrant des conquistadors, suprématistes  blancs, en ce 21 ème siècle, en train de s’en prendre, avec une violence inouïe, aux différents symboles du pouvoir de la première puissance économique et militaire du monde contemporain. Quelle honte ! Quel exemple de barbarie ! 

 Cela serait arrivé en Afrique noire, que l’on crierait au scandale, au peuple encore éloigné de la civilisation et donc en pleine la barbarie. Un futur chef d’Etat africain, hissé dans le fauteuil présidentiel, après avoir été reconnu coupable d’une agression sexuelle, assortie d’un viol, les commentaires les plus hilares pleuvraient en Occident judéo-chrétien, où l’on se veut chantre et exportateur de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme ; là où l’on identifie et  trace une frontière entre  d’un côté  l’axe du mal et de l’autre l’axe du bien.

 Pourtant, et parlant de l’axe du mal, les Etats Unis d’Amérique ont été bâtis et se sont forgés au prix du massacre des Amérindiens – en témoignent les films westerns- de la sueur et du sang des esclaves noirs venus d’Afrique.

 Si les premiers ont effectivement massacrés et dépossédés de leurs terres au point de vivre aujourd’hui dans des réserves ; les seconds quant à eux ont contribué servilement à la prospérité du pays de l’Oncle Sam, en travaillant sous fouet dans les plantations de coton du sud de L’Amérique. Jusqu’en début des années 60, ces derniers n’avaient pas encore les mêmes droits civiques que les Yankees de race blanche.

Avec un tel passé, redisons-le, les Américains s’imposent néanmoins, et toujours,  comme des donneurs de leçons de démocratie, des libertés et des droits de l’homme de l’homme. Des domaines qu’ils tiennent à exporter dans un prêt-à porter où tout le monde devrait aller se ravitailler.

 Ceux qui s’y sont opposés en ont payé un lourd tribut. Saddam Hussein, les dirigeants actuels de l’Iran, Kim Jong Un de la Corée du Nord, Receip Tayip Erdogan de Turquie, les dirigeants cubains, ceux du Venezuela, la République populaire de Chine, le pouvoir vietnamien, le pouvoir nigaraguen, la Libye de Mouammar Ghadafi, le régime révolutionnaire de Thomas Sankara, Patrice Emery Lumumba, pour ne citer que ces quelques pays et personnalités, ont été pourchassées, certaines tuées ou leurs pays respectifs classés dans l’axe du mal, parce que refusant d’entrer dans ce prêt- porter imposé au monde entier par les Yankees.

Avec le repris de justice, Donald Trump, qui va se réinstaller derrière la table ronde de la « Maison blanche », l’équilibre du monde va être de nouveau être bouleversé, l’unilatéralisme prévaudra de n et la suprématie blanche régnera, de plus en plus, dans le monde, si l’éveil d’autres peuples et pays ne viendrait pas contrer les velléités hégémoniques du pays de l’Oncle Sam dirigé par un hors-la-loi.

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