May’s Mouissi : des rayons de soleil n’ayant généré que des ténèbres

Présenté aux Gabonais comme une lumière en matières d’économie et des finances, alors qu’il n’était qu’un petit statisticien formé en Belgique, puis employé par les magasins « Carrefour » en France, May’s Mouissi vient de montrer ses limites.

 Il a été débarqué de la tête du Ministère de l’Economie et Des Participations, pour ne plus s’occuper rien que de l’environnement et du climat. Une simple compensation ! Et pourtant, il étalait son expertise, non avérée, sur les plateaux des chaines de télévision internationales, plus particulièrement TV5 monde, qu’il écumait lorsqu’il n’était encore qu’un activiste .Et cela a porté ses fruits. Son activisme a frappé l’œil des autorités de la  transition au Gabon, lesquels n’ont pas hésité un seul instant de faire appel à lui.

A peine a-t-il débarqué dans les locaux du Ministère de l’Economie et des Participations que les clignotants ont viré en Orange, puis progressivement au rouge. Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les agences de notation ont beau tirer la sonnette d’alarme, en vain.

 Avec un taux d’endettement trouvé à 70 .0 0/0 du Produit intérieur brut, le génie May’s Mouissi l’a amené à 78 0/0, et la dette publique du Gabonais est devenue colossale, passant de 7000 milliards à près de 10.000 milliards, crevant ainsi le plafond.

 Récemment, le 27 décembre 2024, le Trésor public gabonais a émis des bons pour lever des fonds dans la sous-région d’Afrique centrale, à hauteur de 20 milliards de francs CFA, il n’a pu récolter que le quart, soit 5milliards de francs CFA.

 La preuve que la signature du Gabon n’est plus crédible. Personne ne veut plus lui prêter de l’argent.

La Banque mondiale et la Banque africaine de développement viennent, de plus, d’avoir la main lourde en suspendant les décaissements à la faveur du Gabon, en raison de nouveaux retards dans le règlement de la dette due à ces deux institutions financières internationales.

 En sus de ce tableau noir, sous  sa gouverne financière, la « Cobac », la Commission bancaire d’Afrique Centrale n’avait de cesse  de rappeler à l’ordre le Gabon sur le non- respect des critères de convergence bancaires en zone CEMAC, notamment sur l’augmentation exponentielle de sa masse salariale par rapport au PIB. Il faut dire que depuis plus d’un an, on embauche à tout vent au Gabon, non dans les secteurs productifs, mais plutôt dans les forces de défense et de sécurité.

 Dans les performances économiques et financières que l’on prête à May’s Mouissi, on insiste sur le rachat de la société pétrolière Assala par l’Etat Gabonais, sans dire où ce dernier a-t-il trouvé de l’argent pour une telle opération qui a coûté la bagatelle de 600 milliards de frs CFA.

 En tout cas, pas dans les caisses du Trésor public, puisqu’ils sont vides et le Parlement de Transition en en aurait été informé, si une telle somme avait été inscrite dans le budget annuel de l’Etat.

 Ce qui veut dire que l’Etat se serait de nouveau endetté dans l’opacité la plus totale. Des sources proches de ce dossier révèlent que c’est un trader russo- finlandais, Gunvor qu’il s’appelle, opérant depuis la Suisse, qui serait l’heureux bienfaiteur.   Habitué à ce type d’opération, l’homme a écopé d’une lourde condamnation  dans un pays d’Amérique du Sud, pour ce même type d’opération qui lui aurait, rapporté beaucoup d’argent .En contrepartie de quoi  serait-il au secours des autorités de la Transition gabonaise, pour permettre à l’Etat de s’ « approprier » Assala ? Là gît le lièvre que l’on débusquera plus tard.

 C’est dans ces ténèbres économiques et financières que sont envisagés de grands travaux infrastructurels : le port en eaux profondes de Mayumba ; la ligne de chemin de fer Belinga –Mayumba et le barrage hydroélectrique de Booué.

Question de bon sens et peut-être de profane : de quelle manière et par quels moyens un pays surendetté, incapable de rembourser ses créances, peut-il envisager et financer de tels grands projets ?

Simple question de profane !

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